Encore une fois, l’UPA tient son opération « Portes ouvertes » en invitant la population à visiter des fermes dans plusieurs régions, question de redorer l’image de l’agriculture. Pour l’Union paysanne, ce n’est pas un problème d’image et tenter de cacher les méfaits de l’industrie agro-alimentaire derrière des petites fermes diversifiées ou biologiques n’est qu’une opération de camouflage.
Selon l’Union paysane, ce que l’industrie tente de cacher, c’est l’absence de relève parce que les prix des quotas de production sont trop élevés. On ferme aussi la porte à toute une relève à qui on interdit de s’acheter un lot de terre sous prétexte qu’il ne s’agit pas d’agriculture à temps plein. On ferme la porte aux productions de créneau, biologiques ou du terroir en leur imposant, par le biais de plans conjoints calqués sur les exigences de l’industrie, des prix inférieurs aux coûts de production. On ferme la porte aux petites fermes en maintenant volontairement des programmes de subvention axés sur le gros volume de production. On ferme la porte à la production biologique en subventionnant les monocultures et les productions transgéniques dont le pollen contamine le territoire et ferme les marchés.
L’organisme agricole-citoyen croit qu’il faudra ouvrir les bonnes portes pour que la véritable agriculture reprenne sa place. Et avant qu’il ne soit trop tard pour les moins de 28 000 fermes qui restent.
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